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La grande variété de fleurs des campagnes donne des parfums et des saveurs très
diverses. Aussi, le miel corse, l’un des plus remarquables succès de l’agriculture
insulaire, s’exporte très bien. L’abeille corse, la mellifica, est un croisement entre l’abeille noire et
l’italienne.Son caractère agressif a fait sa réputation. L’apiculteur tire plusieurs produits de ses ruches :
miel, pollen, gelée royale et venin.
La récolte du miel, en fonction du mode de travail choisi, transhumant ou
sédentaire, se pratique à la fin de chaque floraison pour les miels
mono-floraux, en août pour les miels (toutes fleurs) de montagne, et en novembre pour le miel d’arbousier. Cette récolte se réalise selon 4 méthodes :
• le plateau répulsif (procédé chimique) : peu utilisé dans l’île où on privilégie la qualité Bio.
• le souffleur : appareil soufflant les abeilles pour les éloigner pendant un
temps.
• le chasse abeille : on sépare les abeilles du miel en insérant une cloison supplémentaire.
• le cadre à cadre avec balai et fumée : On trie les cadres pondus et ceux pleins de
miel.Utilisé pour le miel Bio.
À chaque mois son miel : février pour le romarin, mars, avril, mai, pour l’asphodèle et la bruyère. De fin juin à fin juillet on trouve les miels de châtaignier et de thym. D’août à septembre on récolte celui à base de ronce. En
septembre / octobre celui du lierre. C’est avec l’arbousier que finit l’année.
La richesse des miels corses provient tant des fleurs que de la renommée qu’ils véhiculent.
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